La Turquie, c’est un pont entre les mondes. À Istanbul, on entend l’appel du muezzin flotter entre les minarets, pendant que les ferries traversent le Bosphore, entre Europe et Asie. La ville est un mille-feuille d’histoire : byzantine, ottomane, moderne. On y boit un thé noir brûlant sur une terrasse, on se perd dans les allées du Grand Bazar, et on se laisse happer par les parfums d’épices, de cuir, de loukoums.
Mais il suffit de prendre la route pour voir le pays s’ouvrir. Au Cappadoce, à l’aube, les montgolfières s’élèvent dans un ciel doré au-dessus des cheminées de fées. Le paysage est lunaire, silencieux, irréel. J’y ai dormi dans une maison troglodyte, creusée dans la roche, sous un ciel plein d’étoiles.
Plus au sud, c’est la Méditerranée turque : eau turquoise, criques sauvages, villages blancs. On marche sur les traces de l’histoire antique à Éphèse, on savoure un poisson grillé les pieds dans l’eau, et partout, l’accueil est chaleureux, généreux, sincère.
La Turquie, c’est un mélange d’héritages et de douceur, de poésie et de rugosité. Un pays où chaque journée semble faire partie d’un conte.
