Voyage au Japon : Sonia Ouvry devant les cerisiers en fleurs lors d'un itinéraire de 13 jours entre Tokyo, Kyoto, Hakone et Osaka.

Treize jours, sept étapes, un fil rouge : Tokyo, Hakone, Kyoto, Hiroshima, Miyajima, Naoshima et Osaka. Avec le recul et mon œil d’agent de voyage, voici mon bilan honnête, étape par étape, ce qui a fonctionné, ce que je conseille vraiment, et ce que j’ajusterais si je devais repartir.

Tokyo

Durée idéale : 3 à 4 jours minimum, surtout si vous arrivez avec le décalage horaire. Faut-il y dormir ? Oui, sans hésiter. Choisissez un hôtel bien situé, pas forcément en plein cœur de l’effervescence, mais impérativement bien desservi en métro.

Mon coup de cœur : le cours de calligraphie, une parenthèse silencieuse et raffinée qui donne les clés pour comprendre la culture japonaise avant même de visiter le premier temple.

Ce que je modifierais : je passerais plus de temps à préparer les réservations de restaurants en amont. Entre les QR codes en japonais et l’anglais peu parlé, trouver une table pour un groupe relève parfois du défi, un service de conciergerie fait ici toute la différence.

Hakone

Durée idéale : une nuit suffit, deux si vous voulez vraiment prendre le temps. Faut-il y dormir ? Oui, mais choisissez impérativement un hébergement proche du lac ou du centre-ville : les rotations de transports en commun sont rares, et l’attente aux heures de pointe peut vite dépasser l’heure, taxis et Uber compris.

Mon coup de cœur : apercevoir le Mont Fuji sous un ciel parfaitement dégagé, après trois jours de pluie à Tokyo, reste l’un de mes plus beaux souvenirs du voyage.

Ce que je modifierais : si je repartais au Japon pendant la saison des cerisiers, je ne suis pas certaine que j’y retournerais. Les paysages sont magnifiques, mais les transports étaient saturés et l’étape, bien que belle, n’est pas indispensable à mon sens en haute saison. En prenant les bonnes informations sur les horaires et en réservant un transfert privé, l’expérience serait bien plus fluide.

Kyoto

Durée idéale : 3 jours pleins, pour profiter de la ville à pied. Faut-il y dormir ? Absolument, et le mieux placé possible : nous avons fait la quasi-totalité des activités à pied, parfois plus de 40 minutes de marche, et c’est réellement la meilleure façon de découvrir la ville.

Mon coup de cœur : la promenade des philosophes, un moment d’une grande sérénité, et les canaux fleuris le soir avec les cerisiers en toile de fond. Le rooftop du In The Moon offre aussi une vue imprenable sur la ville à la tombée de la nuit.

Ce que je modifierais : rien sur le fond, mais je rappellerais toujours l’importance du respect envers les habitants ainsi évitez les photos volées si vous croisez une geisha, ce n’est ni élégant ni respectueux.

Hiroshima

Durée idéale : 1 à 2 jours. Faut-il y dormir ? Oui, je recommande l’hôtel Sheraton à la gare d’Hiroshima, idéalement placé pour enchaîner ensuite vers Miyajima.

Mon coup de cœur : au-delà de la tragédie, c’est une étape incontournable pour comprendre comment ce peuple s’est relevé, sans jamais sombrer dans la tristesse. Ce que je modifierais : rien, c’est une étape que je referais systématiquement dans un itinéraire au Japon.

Miyajima

Durée idéale : une nuit sur place, c’est essentiel. Faut-il y dormir ? Oui, absolument. Une fois les touristes de la journée repartis, l’île vous appartient entièrement. Mon coup de cœur : le tori sur l’eau, mais la traversée en bateau mérite tout autant l’attention. Nous avons aussi déniché une petite boutique où une couturière transforme de vieux kimonos en vêtements, un souvenir unique que j’ai ramené chez moi. Ce que je modifierais : rien, c’était l’une des plus belles surprises du voyage.

Naoshima (via Okayama)

Durée idéale : comptez une escale technique à Okayama si l’île est complète, puis une nuit sur Naoshima ou à Tamano. Faut-il y dormir ? Sur Naoshima même, uniquement si vous voyagez en couple et souhaitez profiter du sublime Benesse House Hotel, souvent complet. Sinon, Tamano (hôtel UNO) est une excellente alternative, bien placée.

Mon coup de cœur : le musée ChiChu Art Museum, une architecture bluffante à ne pas manquer.

Ce que je modifierais : l’étape à Okayama n’a pas d’intérêt particulier en soi, c’est avant tout une escale logistique. Je réserverais Naoshima plus tôt pour éviter ce détour.

Osaka

Durée idéale : au minimum une journée complète, idéalement deux. Faut-il y dormir ? Oui, ne serait-ce que pour profiter des néons de la ville la nuit tombée. Mon coup de cœur : l’ambiance électrique de la ville, entièrement illuminée à perte de vue. Ce que je modifierais : clairement la durée. Nous n’y avons passé qu’une demi-journée et c’est notre plus grand regret du séjour, impossible de visiter le site de l’Expo universelle dans ce laps de temps.

En résumé

Si je devais refaire cet itinéraire, je garderais la structure globale. Elle offre un vrai équilibre entre grandes villes, nature et culture. Mais j’allongerais Osaka,et je réserverais Naoshima suffisamment tôt pour éviter le détour par Okayama. Ayant eu la chance de découvrir le Japon pendant la période des cerisiers en fleurs, je conseillerais plutôt d’y voyager en automne afin de profiter de paysages tout aussi magnifiques, mais avec une fréquentation bien plus faible.

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